28/11/2018


Je te ferai pleurer de douleur crasse, je mangerai ton empathie jusqu’à la moelle, j’irai aspirer à tes rêves et conquérir tes envies. Puis je recommencerai.

Je suis la trace que laissent les larmes de la mer.

La fugacité du marsouin claque à la porte.

Et moi voûtée de ténèbres, je ricane d’horreur.

Vagabonde, volatile, vadrouille.


Octavia est-elle une eau dormante ? Pense-t-elle au coup de cutter qui écharpe la peau, au cri de plaisir qui déchire les immeubles, au porc égorgé à grands gestes de hachoir de supermarché ?

On se braque, on claque, on craque, on s’effiloche à bout de souffle.

Je souille ton espace d’un geste.

J’ai le temps au bout des ongles, je l’écharpe en songe.

J’assagis mon sourire qui se crisse.

Cette chair si chère à ton cœur se tortille sous la langue des flammes.

Une gorgée ou une goulée d’air frais ?

Déceler ensemble les salauds avant d’entrer dans la chair à vif.


Septembre 2018